BELLES DEMEURES ET CHATEAUX SUR LES COLLINES de St NIZIER
Tout au long de la vallée du Sornin, l’influence de l’abbaye bénédictine de Charlieu et du Couvent des Cordeliers de St Nizier a provoqué l’émergence d’un patrimoine de belles bâtisses érigées suivant leur évolution dépendant des bouleversements de l’histoire (guerres de religion, révolution…) ou la fortune des notabilités locales. Le patrimoine culturel en a été également fortement enrichi dans les différentes disciplines artistiques dans lesquelles leurs propriétaires ont excellé (peinture, sculpture, musique, chant, médecine…). Nos lecteurs trouveront ci-après les informations glanées dans une abondante documentation et également auprès de nos anciens de Saint-Nizier et des actuels propriétaires. Qu’ils en soient très vivement remerciés.
Le Fief d’Egrivray ou Egrivets
Au-dessus du Couvent des Cordeliers, dominant Charlieu, il fut d’abord propriété des bénédictins de Charlieu.
Au XVème siècle, il passa à la famille de la Ronzière chargée de hautes fonctions à Charlieu dont l’actuel hôtel de ville était l’ancienne demeure.
Par alliance il revint à la famille Du Pont installée à Charlieu..
Au XVIIIème siècle, une fille Dupont contracta mariage avec un notable Henry Dutreyve. La propriété passa ensuite à Louis Dupont ‘’de Dinechin’’ de Fleury-la-Montagne.
En 1832 François Debay en devint propriétaire. La propriété englobait alors toute la colline qui sera vendue en 1885 pour partie à Mr Camille Vadon (voir ci-après).
La maison a beaucoup d’allure et la ‘’grange’’ qui la jouxte, démontre l’importance du domaine.

La trilogie immobilière de banquiers locaux, les châteaux de la Grange Jobin, de Carillon et de Monfort.
La famille Vadon, originaire de Mars, avait créé en 1913 la Banque Régionale du Centre, avec son siège d’abord à Charlieu, transféré ensuite à Roanne.
Le Château de la Grange-Jobin
Les Jobin apparaissent vers le milieu du 15ème siècle. Plusieurs de ses représentants ont été d’importantes personnalités tant religieuses que civiles.
Une partie du domaine dit ‘’Grange Jobin’’, situé à St Nizier sous Charlieu, entre les Cordeliers et Rongefer, et relevant du fief d’Egrivay a été cédé à un banquier, Camille-Achille Vadon qui a fait construire en 1885 une vaste et luxueuse demeure de maître sur un parc de 8 ha. Outre le château, la propriété comprend quatre bâtiments indépendants, dont l’orangerie et le cuvage. Celui-ci sera à nouveau vendu en 1936. Au cours de la seconde guerre mondiale, la Grange Jobin a servi de centre de convalescence militaire.
Dans les années 1950, et pendant trente ans, elle est devenue colonie de vacance du Comité d’Entreprise d’EDF et ensuite de l’Orphelinat Mutualiste de la Police d’Osmoy (Cher). Une piscine aménagée en lieu et place d’une mare a également permis aux enfants du village d’apprendre à nager dans les meilleures conditions, grâce à l’entremise de la municipalité et de l’Association Familiale Rurale de St Nizier.


Le Domaine de Carillon
Il pourrait avoir été la propriété de Messire Dupont, seigneur d’Egrivay, avant d’être acheté par la famille Béraud de Ressins dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Nous ne savons pas si la « maison de maître » était déjà construite. Elle l’a été en plusieurs temps.
La partie la plus ancienne du ‘’château’’ et les dépendances sont du style du XVIIIème siècle ainsi que les bâtiments de service à l’entrée du domaine.
Lorsqu’en 1873 la propriété est acquise par M. Antoine Vadon, banquier, mélomane averti, qui réalise des travaux importants, en ajoutant notamment la salle de concert, dans le style de la salle de ‘’la Diana’’ de Montbrison, avec une splendide cheminée sur laquelle figuraient les noms d’artistes reçus. Il est possible qu’elle fût construite avec le concours de l’architecte franco-polonais Etienne Paszkowicz, lui-même membre de la Diana qui construisit et restaura de nombreuses églises dans le Roannais.
Une tradition orale raconte que son propriétaire était père de deux filles L’une avait la voix grave, l’autre aigüe Il aurait envoyé ses deux filles dans son nouveau château en leur disant : ‘’Vous allez habiter là-bas et vous pourrez faire carillon. De là viendrait le nom du château.
L’ensemble a été vendu en 1918, à Mr Jean Berthelier, bonnetier roannais, qui reconvertit le « château » en entreprise. Cette propriété a été rachetée par la commune en 1977 pour y établir une grande salle de spectacle-réception, des locaux à l’usage d’associations locales, un centre culturel ouvert au public.
Suite à l’incendie du 28 juin 1996, tout est détruit. Fort heureusement, la reconstruction fut inaugurée le 4 avril 1998 par la municipalité présidée alors par Charles Dubuy.


Château de Montfort
Le Château de Montfort, non loin de celui du Prieuré, remonte au XVII° siècle, la tour ronde du début du XX° siècle.
En 1834, il est propriété d’Antoine Rongier qui fut maire de Roanne.
En 1909, il est racheté par Antoine Morchoine, Ingénieur des Mines à St Etienne et également éleveur et vigneron à Montfort.
En 1907, naissance de Rose Morchoine, fille d’Antoine, mariée à Pierre Vadon en 1931, décédée en 1972.
En 1931, il est racheté par Pierre Vadon, banquier.
Marie-Rose Morchoine-Vadon est connue pour ses aquarelles. Son travail contribue à la richesse culturelle de Charlieu, où elle est célébrée pour son apport artistique.
Elle a puisé les sujets de son talent dans son environnement à Montfort (paysages, travaux des champs, végétations, sous-bois, vieilles maisons de St Nizier), ainsi que lors de ses déplacements plus éloignés (architecture, châteaux, bords de fleuves ou ports sur la Méditerranée et l’Atlantique)
Rose adhéra en 1945 à la Maison des Jeunes de Charlieu pour participer à ses activités. Elle y exposa ses œuvres chaque année en compagnie d’artistes locaux. Cette attitude dénota chez elle une évolution de son état d’esprit dorénavant plus attentive à un environnement social fort différent de celui de sa propre famille.
La Société des Amis des Arts de Charlieu lui a ‘’rendu hommage en 1973 en organisant une rétrospective de ses œuvres des dix dernières années eu égard à ses talents de peintre, mais également à sa grande contribution au fonctionnement de la Société en tant que trésorière’’ (Bulletin des Amis des Arts de 1973). Cette exposition a rencontré un grand succès.
En 2019, les actuels propriétaires rachètent un demi-hectare de vigne et l’agrandirent avec une nouvelle plantation. De ce fait, chaque année la propriété retrouve son caractère vigneron, notamment dans l’ambiance chaleureuse au moment des vendanges avec les voisins et amis.

Le Prieuré
Ce nom lui vient des anciens propriétaires du domaine : les moines franciscains du couvent des Cordeliers.
Au XVIII° siècle, la famille Deveaux ou De Vaulx la céda à la famille Andrieux qui en fit une belle demeure. En 1875, M. et Mme Roullier, de retour d’Amérique, l’enrichirent pour en faire leur lieu de villégiature. Ils érigèrent un mausolée au cimetière de St Nizier à la mémoire des membres décédés de la famille. Leurs enfants, Christian-Henri et Blanche Roullier, artistes, purent se livrer à leur art de peintre et de sculpteur. Ils ont été des fondateurs et présidents d’honneur de la Société des Amis des Arts de Charlieu qui avait obtenu en 1908 en urgence l’inscription du cloître des Cordeliers de Charlieu à l’inventaire des Monuments historique qui a permis d’en arrêter le démontage pour être expédié aux Etats-Unis et de le rétablir en son état d’origine.
Christian-Henri Roullier créa le Musée de Charlieu au nom d’Armand Charnay. Peintre et paysagiste, Il sculpta l’œuvre ornant le monument aux morts de Charlieu. L’église de St Nizier est ornée de sa toile du ‘’Sermon sur la Montagne’’ pour laquelle plusieurs habitants avaient été figurants.
Sa sœur cadette, Blanche était une dessinatrice, pastelliste talentueuse. Elle réalise les portraits de notables charliendins, entre autres, ‘’les Filles du Dr Vitaut’’. Son nom est attaché au prix annuel décerné par le Salon des artistes français en la dotant d’un prix dans la catégorie pastel.
Un fonds comprenant un important ensemble de leurs œuvres a été attribué à la Société des Amis des Arts de Charlieu par leurs successeurs.

Rongefer
Petit fief, près du Sornin, dont la partie la plus ancienne remonte au XVème siècle.
Il a appartenu à la famille de Nompère (voir également la branche Nompère du Château du Mont ci-après), puis aux du Meynet et de Bretteville de 1759 à 1775. Le bâtiment comportait plusieurs tours dont une seule subsiste de nos jours.
Au début du XIX° siècle, Mme Mellet-Mandard, originaire de St Rambert s/ Loire, en devint propriétaire ; celle-ci épousa en secondes noces M. Jean-Baptiste Cucherat de Malfarat qui fut maire de Saint Nizier pendant trente ans de 1830 à 1860. Les Mellet-Mandard étaient des constructeurs de bateaux de navigation sur la Loire à St Rambert s/ Loire appelées ‘’Rambertes’’. Ils avaient des représentants tout au long du fleuve, d’où leur présence près des chantiers de réparations et de chargement des ports de Roanne et Pouilly s/ Charlieu, ce dernier chargeant entre autre les vins du Beaujolais évoqués par ailleurs. Le monogramme de cette famille (MM) figure toujours sur le clocheton dominant la tour. Suite au décès de Monsieur Philibert Mellet-Mandard à la guerre de 1914-1918, le domaine sera vendu en 1919 à Stéphane Petit, comptable à Charlieu. Son fils, François Petit, ingénieur en agriculture, prit sa succession. A la Libération, aux côtés de Pierre Collet et d’autres responsables agriculteurs, ils structureront le syndicalisme agricole de la Loire et la Mutualité Sociale Agricole, créeront l’hebdomadaire ‘’ Paysans de la Loire’’. Il fut maire de St-Nizier de 1959 à 1966.

Le Château du Mont
On suppose qu’au temps de Saint Louis (XIII° siècle), il existait déjà une maison forte à cet emplacement afin d’assurer la sécurité du ‘’chemin du Beaujolais’’ à la suite de ceux de Rongefer, Tigny, le Poyet, etc… .
Au temps de la Ligue (Confédération de catholiques menés par Henri de Guise pour se défendre contre l’influence du protestantisme), le château servit de forteresse aux troupes royales.
Il fut le berceau de la famille de Nompère dont la date d’origine nous est inconnue. Pendant les guerres de religion Il fut pris et incendié en 1593. C’était alors une bâtisse fortifiée avec mâchicoulis. Benoît de Nompère, selon certains récits, se serait réfugié par un souterrain reliant le Mont à Rongefer.
Début 16° siècle, les Nompère s’installèrent au domaine de Champagny, à St Haon le Vieux : fief dont ils prirent le nom (Le duc de Cadore, ministre des Affaires Etrangères de Napoléon 1er dont une rue de Roanne porte le nom, est issu de cette famille).
Au XIXème siècle, il appartint à la famille Guillermin de Nuzière, en 1850, puis au Comte Boulard de Gatelier vers 1850. D’autres propriétaires se sont succédés depuis : MMrs Rougier, Beluze, suivis par la famille Lapalus dont la qualité de l’élevage charollais est attestée par de nombreuses médailles obtenues lors des comices et concours agricoles de la région fièrement affichées sur la grange de la ferme. Les récents propriétaires ont entrepris d’importants travaux de restauration gage de la pérennité de ce patrimoine et de son histoire.


Le Château d’Avenas
Sa construction est située au XVI° siècle. Pierrefay (orthographié aujourd’hui Pierrefaix), est un château situé à Saint Nizier sous Charlieu, à l’Ouest de Charlieu. Ce domaine, acquis entre 1617 et 1634 par Philibert Dupont (de Dinechin), a été probablement revendu par son fils.
La famille de Sevelinges l’avait acheté à Mr Beraut de Ressins. Une fille épousa Mr Guillin d’Avenas, en Beaujolais. Ils firent aménager le château et le baptisèrent “ Avenas”.
Louis Melchior PIERRA (1794-1880) a ajouté deux tours à la façade ainsi qu’un perron et un fronton. Une restauration extérieure a été réalisée en 2005 par une entreprise locale qui lui a donné une nouvelle jeunesse. En 2025, la toiture d’une des deux tours a été intégralement restaurée à l’identique (tuiles vernissées).
Le docteur Louis Vitaut (1874-1949) épouse Marie Antoinette PIERRA dont le père possède le château. Ils ont eu quatre filles dont Madeleine, épouse du Général Charles Berthelot. Par ailleurs, Marcelle, une autre de ses filles créa dans sa maison de Charlieu où il avait son cabinet un pensionnat de jeunes filles habitant les communes environnantes, élèves de l’école privée Ste Marie.
Le docteur Vitaut a été une figure historique importante de Charlieu. Il contribua à doter l’Hôtel-Dieu géré par les sœurs de Sainte Marthe d’une Maternité où, à partir de 1927, 14.000 naissances ont été enregistrées jusqu’à 1976, date de sa fermeture, en raison des progrès de la médecine et de l’évolution de la société.

Un hommage vient de lui être rendu, à l’occasion du 1150° anniversaire de la fondation de l’abbaye de Charlieu, en insérant son portrait sur la peinture murale qui vient d’être réalisée près de la Mairie de Charlieu.
Il a été le second président de la Société des Amis des Arts de Charlieu, responsabilité qu’il a assumée de 1919 à 1949. Il a été à l’origine de la création du musée Armand Charnay en 1934, contribuant ainsi à la préservation et à la promotion du patrimoine culturel de la ville.

Le Château des Cours ou Guinault ou Goutaland
Il appartenait à la famille Guinault elle-même alliée à la famille Goutaland.
Les Guinault étaient notables à Charlieu. L’une de ses membres est restée dans la mémoire locale, Jeanne-Marie-Eugénie Guinault (1803-1874). Elle a légué, en 1870, à la Ville de Charlieu, un tènement d’immeubles qui a permis le développement de la cité dans la seconde partie du XX° siècle : entre autres, des bâtiments, rue du Pont de Pierre, qui ont hébergé l’asile Guinault destiné à l’accueil de femmes âgées sans famille et également une école.

Souvent comme les autres châteaux, il était à la tête d’un important vignoble dominant le Bourg de St Nizier, entouré d’un hameau (habitations et bâtiments d’exploitation) abritant les vignerons et domestiques. Le vin de St Nizier, à base essentiellement de gamay, était alors mentionné comme ‘’Petit Beaujolais’’ !
La propriétaire actuelle, pianiste, accueille, en résidence de quelques jours, des adultes qui souhaitent apprendre ou reprendre le piano dans un cadre bienveillant.
Le Château de Beauvernay
Castel gothique du 16ème siècle, c’est une construction rectangulaire percée de baies à croisillons, restauré en 1870. Son nom viendrait de la nature des grandes prairies arborées de ‘’vernes’’ une variété d’aulnes, d’où le terme ‘’beau vernay’’.
En raison de son importance, le fief de Beauvernay détenait des droits de pêche et port sur la Loire. Il s’agit d’une construction rectangulaire percée de baies à croisillons, avec une haute toiture, couverte de tuiles émaillées de style bourguignon.
Après les familles De Rebé et De Vichy, Alexis de Jussieu a été un hôte éminent de Beauvernay au XIX° siècle. Homme politique, écrivain, issu de la même famille que les illustres botanistes. Une carrière de haut fonctionnaire dans la préfectorale et de député, auteur de plusieurs ouvrages de politique.
Par sa première union, sa veuve était la grand’mère maternelle du célèbre peintre Roger de la Fresnay, né en 1885, qui a également vécu à Beauvernay. Il s’y était fait construire un atelier de sculpture et de peinture. Considéré comme un maître de l’art moderne, il appartient au mouvement cubiste. De santé fragile, il meurt à quarante ans, laissant sa marque dans l’impressionnisme du XX° siècle, dans le compagnonnage de son disciple Alfred Sourme, des peintres Jean Hugo, Valentine Gross, des écrivains Jean Cocteau, des musiciens Erik Satie et Francis Poulenc qu’il aimait à recevoir à Beauvernay.

SOUVENIR… la maison PLACE
En 1846, Monsieur Antoine-Marie Place achetait cette propriété, avec son cuvage et ses vignes. Contremaître en soierie, il avait été nommé par ses employeurs, MMrs Roy, soyeux lyonnais, après les grèves des canuts de 1831 à 1835, pour implanter le tissage de la soie pendant cette période ‘’loin du centre révolutionnaire’’. Très rapidement, il réussit à installer plus de 200 métiers chez les tisserands de Charlieu et sa région habitués à tisser les fibres naturelles (chanvre et lin) au point d’être très rapidement rejoint par des adjoints pour poursuivre leur développement.
En 1956, le Conseil Municipal, sous la houlette d’Alfred Lamartine, Maire, décide de l’acheter pour y établir une ‘’Maison de Repos St Louis’’ pour les anciens de St Nizier. L’opération a été financée grâce à la population de St Nizier qui a organisé des fêtes et journées portes ouvertes et à un enfant du pays Pierre Rivollier, de retour des Etats-Unis, fortune faite, qui abonda significativement le coût de l’opération. Ce dernier avait, concomitamment, apporté un soutien similaire à l’installation des nouveaux vitraux de l’église pilotée par le Père Gagnaire (cf ci-après) créés par le peintre-verrier Théodore-Gérard Hansenn. Il a fait figurer la maison Place dans la partie supérieure du vitrail des Noces de Cana, dans le chœur, avec la statue de la Madone des Gâtilles.
Depuis, suite aux différentes phases d’aménagement et d’agrandissements, la demeure a été englobée dans les nouvelles structures de l’EHPAD.


L’EGLISE
L’église paroissiale Saint-Nizier a été réédifiée en 1833. Elle ne se distingue guère d’autres églises de la région, si ce n’est par ses vitraux d’une qualité remarquable.
Les vitraux ont été conçus par Théodore-Gérard Hanssen (1885-1957), peintre verrier parisien, considéré comme un des rénovateurs de l’art du vitrail en France. Ils ont été dessinés et réalisés entre 1948 et 1950. Le verre coloré utilisé a été fabriqué aux verreries de Saint-Just-sur-Loire.

Les thèmes représentés sont, dans les verrières du chœur, la crucifixion, le Christ dans la moisson, les Noces de Cana ainsi que des anges encadrant ces scènes. On reconnaît l’école et la silhouette des collines qui entourent le bourg et l’église-même. Les dix vitraux des bas-côtés de l’édifice représentent des scènes de la vie du Christ (deux sur huit seulement). Le thème de la vigne et du vin renvoie à la Passion mais aussi au passé viticole de la commune (280 ha de vignes en 1856). T-G Hanssen est inhumé aux côtés du Père Gagnaire au cimetière de St Nizier (cj ci-dessus).
Rappelons également la toile du ‘’Sermon sur la Montagne’’ de Christian-Henri Rouiller.

Ce ‘’panorama’’ de notre patrimoine architectural et paysager n’a pu parvenir à notre époque que grâce au travail, à la persévérance, à la responsabilité des lignées de tous ceux que l’on peut désigner comme ‘’patrimoine humain’’ des générations de Saint-Nizerots – propriétaires, vignerons, métayers, ouvriers, notables, clergé – qui en ont eu la charge tout au long du temps. Notre ‘’devoir de mémoire’’ à leur égard n’en est que plus nécessaire.